© Charlie Ambrose

Achdé, parrain de l’édition 2021

 » Qui aurait dit qu’un gamin de super Nîmes, arrivé en 1966 dans ce quartier blanc et bleu, allait un jour avoir la chance et le privilège de reprendre le plus célèbre cowboy de papier du 9ème art ? Enfant, nous allions avec ma mère chez le buraliste sous les arcades acheter une fois par an un album de Lucky Luke pour moi et un album d‘Astérix pour elle ! A l’époque, il y avait encore la garrigue autour des immeubles, des terrains vagues, des olivettes, des moutons et des mas abandonnés. De mon balcon, je regardais le stade Marcel Rouvière tout entier.

J’ai vu toutes mes écoles se construire, de l’école Paul Langevin au CES Condorcet tout comme l’église et le temple. Nous n’avions pas un radis comme tout le monde dans ces quartiers mais on était heureux car le terrain de jeu était immense. A dix ans, comme tous mes copains, j’ai attendu devant l’Impérator les matadors rentrant des arènes, regardé passer la Tarasque sur Amiral Courbet, discuté avec Landy et Kader Firoud du Nîmes Olympique, regardé Nimeno II faire son footing et joué 17 ans au Hockey sur glace à la patinoire.

Nîmes, j’y ai grandi, j’y ai fait mes amis, j’y ai accompli une grande partie de mes études, je m’y suis marié et mes deux enfants y sont nés, j’y ai subit les inondations de 1988 et les grandes sécheresses. Alors quand on me propose d’y revenir pour un salon BD ou une séance de dédicaces, rien à faire, j’accepte toujours. Par affection, par nostalgie, par romantisme, aucune idée. Je pense surtout que d’une certaine façon, on reste toujours un peu nîmois. « 

Achdé